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Tome troisième.
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SUR LA RÉVOLUTION FRANÇOISE. 2 33rëelles et profondes donnent aux hommes uneconsistance égale à celle de la richesse.

On ne recherche en aucune manière , dans lachambre des communes d’Angleterre, le genred’éloquençe qui soulève la multitude ; la discus-sion domine dans cette assemblée, l’esprit d’af-faires y préside, et l’on y est même plutôt tropsévère pour les mouvemens oratoires. Burkelui-même, dont les écrits politiques sont si fortadmirés maintenant, n’étoit point écouté avec;faveur quand il parloit dans la chambre basse ,parce qu’il mêloit à ses discours des beautésétrangères à son sujet, et qui appartenoientplutôt à la littérature. Les ministres sont sou-vent appelés à donner dans la chambre descommunes des explications particulières quin’entrent point dans les débats. Les députés desdifférentes vil!es ou comtés instruisent les mem-bres du gouvernement des abus qui peuventnaître dans l’administration, des réformes et desaméliorations dont elle est susceptible ; et cescommunications habituelles entre les représen-tâtes du peuple et les chefs du pouvoir produi-sent les plus heureux résultats.

« Si la majorité du parlement n’est pas ache-tée par le ministère , au moins vous nous ac-corderez, » disent ceux qui croient plaider leur