SUR LA RÉVOLUTION FRANÇOISE. 2%écrivains faits pour être illustres eux-mêmes,Jeffrey, Playfair, Machintosh, ne dédaignentpoint d’éclairer les auteurs par les jugemensqu’ils portent sur eux. Les publicistes les plusinstruits dans les questions de jurisprudenceet d’économie politique , tels que Bentham ,Malthus , Brougham, sont plus nombreux enAngleterre que partout ailleurs, parce qu’ilsont le juste espoir que leurs idées seront misesen pratique. Des voyages dans toutes les par-ties du monde rapportent en Angleterre les tri-buts de la science non moins bien accueillis queceux du commerce ; mais, au milieu de tant derichesses intellectuelles en tout genre, on nesauroit citer aucun de ces ouvrages irréligieuxou licencieux , dont la France a été inondée :l’opinion publique les a repoussés dès quelle apu les craindre, et elle s’en charge d’autant plusvolontiers, qu’elle seule fait la garde à cetégard. La publicité est toujours favorable à lavérité : or, comme la morale et la religion sontla vérité par excellence, plus vous permettezaux hommes de discuter ces sujets, plus ilss’éclairent et s’ennoblissent. Les tribunaux pu-niroient avec raison en Angleterre un écrit quipourrait causer du scandale ; mais aucun ou-vrage ne porte cette marque de la censure qui
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