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Tome troisième.
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2 6o CONSIDÉRÂT IONS

jette d’avance du doute sur les assertions qu’il

peut renfermer.

La poésie angloise que n’alimentent ni l’irré-ligion , ni l’esprit de faction , ni la licence desmœurs, est encore riche, animée, et n’éprouvepas cette décadence qui menace successivementpresque toutes les littératures de l’Europe . Lasensibilité et l’imagination entretiennent la jeu-nesse immortelle de l’âme. On voit un secondâge de poésie renaître en Angleterre, parce quel’enthousiasme n’y est point éteint, et que lanature, l’amour et la patrie y exercent toujoursune grande puissance. Cowper d’abord, etmaintenant Rogers, Moore, Thomas Camp-bell, Walter Scott, lord Byron , dans desgenres et dans des degrés différens, préparentun nouveau siècle de gloire à la poésie an-gloise ; et, tandis que tout se dégrade sur lecontinent, la source éternelle du beau jaillitencore de la terre libre.

Dans quel empire le christianisme est-il plusrespecté qu’en Angleterre? Où prend-on plusde soins pour le propager ? D’où partent desmissionnaires en aussi grand nombre pour tou-tes les parties du monde ? La société qui s’estchargée d’envoyer des exemplaires de la Bibledans les pays où la lumière du christianisme est