SUR LA RÉVOLUTION FRANÇOISE. 2 6iobscurcie ou non développée, en faisoit passeren France pendant la guerre, et ce soin n’étoitpas superflu. Mais je me détournerois mainte-nant de mon sujet, si je rappelois ici ce quipeut excuser la France sous ce rapport.
La réformation a mis chez les Anglois leslumières parfaitement en accord avec les sen-timens religieux. C’est un grand avantage pource pays ; et l’exaltation de piété dont on y estsusceptible, porte toujours à l’austérité de lamorale , mais presque jamais à la superstition.Les sectes particulières de l’Angleterre, dontla plus nombreuse est celle des Méthodistes ,n’ont pour but que le maintien de la puretésévère du christianisme dans la conduite de lavie. Leur renoncement à tous les plaisirs, leurzèle persévérant pour faire le bien , annoncentaux hommes qu’il y a dans l’Évangile des ger-mes de sentimens et de vertus, plus fécondsencore que tous ceux que nous avons vus sedévelopper jusqu’à ce jour, et dont les saintesfleurs sont destinées peut-être aux générationsà venir.
Dans un pays religieux, il existe nécessaire-ment aussi de bonnes mœurs, et cependant lespassions des Anglois sont très-violentes ; carc’est une grande erreur de les croire d’un carac-