CONSIDÉRÂT IONS
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terre, comme en France , a faire des plaisante-ries sur de tels sujets. Une sorte d’austérité,d’accord avec l’esprit des anciens rigoristes pro-testans, se manifeste dans ces procès. Les jugescomme les spectateurs y portent une disposi-tion sérieuse, et les conséquences en sont très-importantes, puisque le maintien des vertusdomestiques en dépend, et qu’il n’y a point deliberté sans elles. Or, comme l’esprit du sièclene les favorisoit pas, c’est un hasard heureuxque l’utile ascendant de ces procès de divorce ;car il y a presque toujours du hasard dans lebien ou le mal que peut produire la fidélité auxanciens usages , puisqu’ils conviennent quel-quefois au temps présent, et que d’autres foisils n’y sont plus applicables. Heureux le paysoù les torts des femmes peuvent être punis avecune si haute sagesse, sans frivolité, commesans vengeance ! Il leur est permis de recourirà la protection de l’homme pour lequel ellesont tout sacrifié ; mais elles sont d’ordinaireprivées de tous les avantages brillans de la so-ciété. Je ne sais si la législation pourvoit inven-ter quelque chose de plus fort et de plus douxtout ensemble.
On s’indignera peut-être contre l’usage de