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Tome troisième.
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SUR LA RÉVOLUTION FRANÇOISE. 2 65faire payer de l’argent par le séducteur de lafemme. Comme tout est empreint d’un senti-ment de noblesse en Angleterre, je ne jugeraipoint légèrement une coutume de ce genre ,puisqu’on la conserve. Il faut atteindre de quel-que manière aux torts des hommes envers lesmœurs, puisque l’opinion est en général troprelâchée à cet égard, et personne ne prétendraqu’une grande perte d’argent ne soit pas unepunition. D’ailleurs, l’éclat de ces procès fu-nestes fait presque toujours un devoir à l’hommed’épouser la femme qu’il a séduite ; et cetteobligation est une garantie qu’il ne se mêle nilégèreté, ni mensonge aux sentimens que lesSommes se permettent d’exprimer. Quand iln’y a que de l’amour dans l’amour , ses égare-mens sont à la fois plus rares et plus excusables,d ai de la peine à m’expliquer cependant pour-quoi c’est au mari que l’amende est payée parle séducteur; souvent aussi le mari ne l’acceptePas, et c’est aux pauvres qu’il la consacre. Maisl l y a lieu de croire que deux motifs ont donnénaissance à cette coutume ; l’un de fournira 1 époux dans une classe sans fortune, lesmoyens d élever ses enfans, quand la mère quie n étoit chargée lui manque ; l’autre , et c’estll n rapport plus essentiel, de mettre en cause