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Tome troisième.
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SUR IA RÉVOLUTION FRANÇOISE. 26goù l’on se coudoie comme au parterre : les fem-mes y sont en majorité , et d’oi'dinaire la fouleest si grande , que leur beauté même n’a pasassez d’espace pour paroitre : à plus forte rai-son n’y est-il jamais question d’aucun agrémentde l’esprit. Il faut une grande force physiquepour traverser les salons sans être étouffe , etpour remonter dans sa voiture sans accident ;tuais je ne vois pas bien qu’aucune autre supé-riorité soit nécessaire dans une telle cohue.Aussi les hommes sérieux renoncent-ils de très-fionne heure à la corvée qu’en Angleterre onappelle le grand monde; et c’est, il faut le dire,la plus fastidieuse combinaison qu’on puisseformer avec des élémens aussi distingués.

Ces réunions tiennent à la nécessité d’ad-Uiettre un très-grand nombi’e de personnesdans le cercle de ses connoissances. La listedes visites que reçoit une dame angloise estquelquefois de douze cents personnes. La so-ciété françoise étoit infiniment plus exclusive :l'esprit d’aristocratie qui présidoit à la forma-tion des cercles étoit favorable à l’éléganceet à l’amusement, mais nullement d’accordavec la nature d’un état libre. Ainsi donc , enconvenant avec franchise que les plaisirs de lasociété se rencontrent très-rarement et très-