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Tome troisième.
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SUR IA RÉVOLUTION FRANÇOISE. 279est une des principales causes de la froideur cpiirègne dans la société angloise : on n’est jamaisaccusé d’insipidité en se taisant; et, comme per-sonne n’exige de vous d’animer l’entretien, onest plus frappé des hasards auxquels on s’expose-roit en parlant que de l’inconvénient du silence.Dans le pays où l’on est le plus attaché à la libertéde la presse, et où l’on s’embarrasse le moinsdes attaques des journaux, les plaisanteries desociété sont très-redoutées. On considère lesgazettes comme les volontaires des partis poli-tiques , et dans ce genre comme dans tous lesautres, les Anglois se plaisent beaucoup à laguerre ; mais la médisance et l’ironie dont lasociété est le théâtre, effarouchent singulière-ment la délicatesse des femmes et la fierté deshommes. C’est pourquoi l’on se met en avantle moins qu’on peut en présence des autres.Le mouvement et la grâce y perdent nécessai-rement beaucoup. Dans aucun pays du monde,la réserve et la taciturnité n’ont, je crois, ja-mais été portées aussi loin que dans quelquessociétés de l’Angleterre; et, si l’on tombe dansces cercles, on s’explique très-bien commentle dégoût de la vie peut saisir ceux qui s’y trou-vent enchaînés. Mais, hors de ces enceintesglacées, quelles satisfactions de l’âme et de