SUR LA RÉVOLUTION FRANÇOISE. 281de toutes les jouissances, puisqu’elles les garan-tissent toutes. Vous n’avez point à craindreces tracasseries continuelles qui ailleurs rem-plissent la vie d’inquiétudes. Ce que vous pos-sédez en fait de liaisons et d’amitié, vous nepouvez le perdre que par votre faute, et vousn’avez jamais aucune raison de douter des ex-pressions de bienveillance qui vous sont adres-sées ; car les actions les surpasseront , et ladurée les consacrera. La vérité surtout est unedes qualités les plus éminentes du caractèreanglois. La publicité qui règne dans les af-faires , les discussions dans lesquelles on arriveau fond de toutes choses, ont contribué sansdoute à cette habitude de vérité parfaite quine sauroit exister que dans un pays où la dis-simulation ne conduit à rien qu’au désagré-ment d’être découvert.
On s’est plu à répéter sur le continent queles Anglois étoient impolis, et une certainehabitude d’indépendance, une grande aver-sion pour la gêne, peuvent avoir donné lieu àce jugement. Mais je ne connois pas une poli-tesse , ni une protection aussi délicate que celledes Anglois pour les femmes, dans toutes les cir-constances de la vie. S’agit-il d’un danger, d’unembarras, d’un service à rendre, il n’est rien