SUR LÀ RÉVOLUTION FRANÇOISE. 291
CHAPITRE VII.
De la conduite du gouvernement anglais horsdé T Angleterre.
En exprimant, autant que je lai pu, maprofonde admiration pour la nation angloise,je n’ai cessé d’attribuer sa supériorité' sur lereste de l’Eürope à ses institutions politiques-.Il nous reste à donner une triste preuve deeette assertion ; c’est que là où la constitutionne commande pas, on peut avec raisôn faireau gouvernement anglois les mêmes repro-ches que la toute-puissance a toujours méritéssur la terre. Si par quelques circonstances quine se sont point rencontrées dans l’histoire,Un peuple eût possédé, certt ans avant le reste del’Europe , l’imprimerie, la boussole, Ou ce quiv aut bien mieux encore, une religion qui n’estque la sanction de là morale la plus pure, cêpeuple seroit certainement fort supérieur àCeux qui n’aurôient pas obtenu de semblablesAvantages. Il en est de même des bienfaits d’uneinstitution libre ; mais cCs bienfaits sont né-cessairement bornés au pays même qu’elle ré-