SUR LA RÉVOLUTION FRANÇOISE. 3o5parlement, sont empreints d’une sorte d’ironieglaciale, singulièrement funeste quand elle s’at-tache à tout ce qu’il y a de beau dans ce monde.Car la plupart de ceux qui défendent les senti-mens généreux , sont aisément déconcertés ,quand un ministre en puissance traite leurs vœuxde chimères, quand il se moque de la libertécomme du parfait amour, et qu’il a l’air d’userd’indulgence envers ceux qui la chérissent, enne leur imputant qu’une innocente folie.
Les députés de divers états de l’Europe ,maintenant foibles et jadis indépendans, sontvenus demander quelques droits, quelques ga-ranties, au représentant de la puissance qu’ilsadoroient comme libre. Ils sont repartis le cœurnavré, ne sachant plus qui, de Bonaparte oude la plus respectable nation du monde, leuravoit fait le mal le plus durable. Un jour leursentretiens seront publiés, et l’histoire ne pourraguère offrir une pièce plus remarquable. « Quoi !disoient-ils au ministre anglois, la prospérité,la gloire de votre patrie, ne viennent-elles pas decette constitution, dont nous réclamons quel-ques principes, quand il vous plaît de disposerde nous pour cet équilibre prétendu de l’Eu-rope , dont nous sommes un des poids mesurés* Votre balance? v — «Oui, leur répondoit-onTome iii.
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