SUR LA RÉVOLUTION FRANÇOISE. 3nque les droits de la nation fussent aussi-bienrespectes que ceux de la légitimité ? N’y a-t-ilqu’une famille en France , bien que royale ? Etles engagemens pris par cette famille enversvingt-cinq millions d’hommes, doivent-ils êtrerompus pour complaire à quelques ultra-roya-listes (i)? Prononcera-t-on encore le nom de lacharte, lorsqu’il n’y a plus l’ombre de libertédelà presse; lorsque les journaux anglois nepeuvent pénétrer en France ; lorsque des mil-liers d’hommes sont emprisonnés sans examen ;lorsque la plupart des militaires que l’on sou-met à des jugemens , sont condamnés à mortpar des tribunaux extraordinaires, des coursprévôtales , des conseils de guerre , composésdes hommes mêmes contre lesquels les accusésse sont battus vingt-cinq ans ; lorsque la plu-part des formes sont violées dans ces procès ,les avocats interrompus ou réprimandés ; enfin,lorsque partout règne l’arbitraire, et nulle partla charte, que l’on devoit défendre à legal dutrône, puisqu’elle étoit la sauvegarde de la na-
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