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Tome troisième.
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CONSIDÉRATIONSment qu’il en céderoit à bon marché, même âla France ; et pourtant la défense d’exportationhors d’Angleterre a presque uniquement portesur les principes de la liberté, tandis que nousaurions désiré au contraire, qu’à cet égard aussiles Anglois voulussent bien nous communiquerles produits de leur industrie.

Le gouvernement anglois veut à tout prixéviter le retour de la guerre ; mais il oublie queles rois de France les plus absolus n’ont pascessé de former des projets hostiles contrel’Angleterre, et qu’une constitution libre estbien plus une garantie pour la durée de la paixque la reconnoissance personnelle des princes.Mais ce qu’on doit surtout, ce me semble, re-présenter aux Anglois, même à ceux qui sontexclusivement occupés des intérêts de leur pa-trie, c’est que si, pour empêcher les Françoisd’être factieux ou libres, comme on le voudra,il faut entretenir une armée angloise sur leterritoire de lst France, la liberté de l’Angle-terre est exposée par cette convention indigne4’ell e ' .On ne s’accoutume point à violer l’in-dépendance nationale chez ses voisins sansperdre quelques degrés d’énergie, quelq uenuance de la pureté des doctrines, lorsqu’il s’a-git de professer chez soi ce qu’on renie ailleurs.