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Tome troisième.
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COIN SIDÉRÂT IONS

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les finances avoient pour base la liberté, c’estparce que les représentans de la nation pré-toient leur force au gouvernement, que le le-vier qui a soulevé le monde a pu trouver sonpoint d’appui dans une île moins considérablequ’aucun des pays auxquels elle prêtoit ses se-cours. Faites de ce pays un camp, et bientôtaprès une cour, et vous verrez sa misère et sonabaissement. Mais le dauger que l’histoire si-gnale à chaque page, pourroit-il nôtre pasprévu, nôtre pas repoussé par les premiers pen-seurs de l’Europe , que la nature du gouver-nement anglois appelle à se mêler des affai-l’es publiques ? La gloire militaire, sans doute,est la seule séduction redoutable pour des hom-mes énergiques ; mais comme il y a une éner-gie bien supérieure à celle du métier des ar-mes , l’amour de la liberté, et que cet amourinspii-e tout à la fois le plus haut degré de va-leur, quand la patrie est exposée, et le plus granddédain pour l’esprit soldatesque aux ordres d’unediplomatie perfide, on doit espérer que le bonsens du peuple anglois et les lumières de ses re-présentans sauveront la liberté du seul ennemidont elle ait à se préserver : la guerre conti-nuelle , et l’esprit militaire quelle amène à sasuite.