SUR LA RÉVOLUTION FRANÇOISE. 33.5Quel mépris pour les lumières, quelle im-patience contre les lois, quel besoin du pou-voir ne remarque-t-on pas dans tous ceux quiont mené long-temps la vie des camps ! De telshommes peuvent aussi difficilement se sou-mettre à la liberté, que la nation à l’arbitraire ;et dans un pays libre, il faut, autant qu’il estpossible, que tout le monde, mais personne enparticulier, ne soit soldat. La liberté angloisene pouvant avoir rien à craindre que de l’es-prit militaire, il me semble que sous ce rap-port le parlement doit s’occuper sérieusementde la situation de la France ; il le devroit aussipar ce sentiment universel de justice qu’onpeut attendre de la réunion d’hommes la pluséclairée de l’Europe . Son intérêt propre le luicommande, il faut relever l’esprit de libertéC[ue la réaction causée par la révolution fran-Çoise a nécessairement affoibli ; il faut prévenirles prétentions vaniteuses à la manière du con-bnent, qui se sont glissées dans quelques fa-milles. La nation angloise tout entière est l’a-ccstocratie du reste du monde par ses lumièrese t ses vertus. Que seroient à côté de cette il-lustration intellectuelle quelques disputes pué-r des sur les généalogies? Enfin, il faut mettreUr > terme à ce mépris des nations sur lequel la
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