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Tome troisième.
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354 CONSIDÉRATIONS

gnité du caractère. On s’aperçoit déjà, malgréles malheurs de la France , que , depuis la ré-volution , le mariage y est beaucoup plus res-pecté que sous l’ancien régime. Or, c’est sur lemariage que reposent les mœurs et la liberté.Comment, sous un gouvernement- arbitraire ,les femmes se seroient-elles renfermées dans lavie domestique, et n’auroient-ellespas employétous leurs moyens de séduction pour influer surle pouvoir ? Ce n’est assurément pas l’enthou-siasme des idées générales qui les animoit,mais le désir d’obtenir des places pour leursamis ; et rien n’étoit plus naturel dans un paysoù les hommes en crédit pouvoient tout, où ilsdisposoient des revenus de l’état, où rien ne lesarrêtoit que la volonté du roi, modifiée néces-sairement par les intrigues de ceux qui l’entou-roient. Comment se seroit-on fait scrupuled’employer le crédit des femmes en faveur, pourobtenir d’un ministre une exception quelconqueà une règle qui n’existoit pas ? Croit - on que ,sous Louis XIV , madame de Montespan, ma-dame Dubarry, sous Louis XV , aient jamaisreçu un refus des ministres? Et, sans approcherde si près du trône, quel étoit le cercle où la fa-veur n’agît pas comme à la cour, et où chacunn’employât pas tous les moyens possibles pour