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Tome troisième.
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SUR LA RÉVOLUTION FRANÇOISE. 355

parvenir? Dans un pays, au contraire, qui n’estréglé que par la loi, quelle femme auroit l’inu-tile hardiesse de solliciter une injustice, ou decompter plus sur ses instances que sur les titresréels de ceux qu’elle recommande? Ce n’est passeulement la corruption des mœurs qui résultede ces démarches continuelles, de cette activitéd’intrigue, dont les femmes françoises, surtoutcelles du premier rang, n’ont que trop donnél’exemple ; mais les passions dont elles sont sus-ceptibles , et que la délicatesse même de leursorganes rend plus vives, dénaturent en elles toutce que leur sexe a d’aimable.

Le véritable caractère d’une femme, le véri-table caractère d’un homme, c’est dans les payslibres qu’il faut le connoître et l’admirer. LaVie domestique inspire aux femmes toutes lesVertus j et la carrière politique, loin d’habituerles hommes à mépriser la morale ainsi qu’unVieux conte de nourrice , exerce sans cesse lesfonctionnaires publics au sacrifice d’eux-mêmes,a l’exaltation de l’honneur, à toutes les eran-^curs de l’âme que la présence habituelle deopinion développe infailliblement. Enfin, dans11 n pays où les femmes sont au centre de toutesfos intrigues , parce que c’est la faveur qui gou-v crne tout, les mœurs de la première classe