SUR LA RÉVOLUTION FRANÇOISE. 371partage comme un compte de banquier, don-nant des soldes en une certaine quantité d âmesou de fractions d ames, pour se faire une sommeronde de sujets ! Tant pis , s’ils n’ont consultéque leur convenance , sans songer aux intérêtset aux vœux des nations ! Mais les rois repous-sent , n’en doutons pas, l’indigne éloge qui leurest ainsi adressé ; ils repoussent de même aussi,sans doute, le blâme que se permet contre euxl’évêque de Troyes , quoique ce blâme ren-ferme une odieuse flatterie sous la forme d’unreproche.
k II est vrai qu’on en a vu plusieurs favo-» riser, au risque d’être en contradiction avec» eux-mêmes, ces formes populaires, et au-» très théories nouvelles que leurs ancêtres ne» connoissoient pas, et auxquelles, jusqu’à» uos jours, leurs propres états avoient été» étrangers, sans qu’ils s’en fussent plus mal» trouvés ; mais, nous ne craignons pas de le» dire , c’est la maladie de l’Eui'ope , et le» symptôme le plus alarmant de sa décadence ;» c’est par là que la Providence semble l’atta-» quer pour hâter sa dissolution. Ajoutons à,J cette manie de refondre les gouvernemens,» et de les appuyer sur des livres, cette ten-» dance des esprits novateurs à faire une fusion