CHÀP. V. - DERNIÈRES CONVOCATIONS. 89
seurs en sortirent tout armes, et prirent aussitôt ,
position dans les chantiers et les arsenaux des côtes.
Un décret impérial vint, dans l’intervalle, ré-' 8 > 3Cir -gler les complets et le mode du service; on trans-forma les cohortes et les légions en corps régu-liers; ils prirent le titre de régimens; et bientôtenfin, la garde nationale de chaque arrondissementmaritime s’appela le régiment d’Anvers, de Cher-bourg, de Brest, de Rochefort et de Toulon .
Le coup devint funeste au dévouement des ci-toyens ; ils 11e virent dans leurs levées que des ap-pels de soldats et d’hommes soudoyés : la majorités’indigna d’un pareil oubli; la richesse se fit rem-placer ; les bourgeois aises achetèrent des sup-pléans ; et les classes industrieuses marchèrent, àcontre-cœur, au milieu d’une composition quel’argent allait avilir.
Quand il fallut, avec les désastres de i 8 i 4 » *«>4
# Décr. 1.i5 'j'ânv.
s’adresser encore à la garde nationale, par desdécrets désespérés ; on sentit la résistance de l’opi-nion contre tous les subterfuges et les atteintes dupouvoir ; les citoyens épuisés de sacrifices , décou-ragés de tant d’efforts inutiles , ne s’armèrent quepour la protection même de leurs foyers ; on netrouva à mettre en campagne, que des hommespris dans les rangs des ouvriers, sans travail et sanspain.
lies i rc , 2 e , 14% i 5 e et 16 e divisions militaires