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Tome troisième.
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QUATRIEME SECTION.

formèrent des re'gimens d’individus qui n’avaientplus d’état dans Paris, Rouen, Amiens, Alen-çon, Caen, Lille, Reims, Saint-Quentin , Lou-viers et Elbœuf; il n’y eut, sous ces drapeaux,avec le titre de fédérés, que des victimes d’uneguerre dont les retours et les ravages étaient ar-rivés jusque sous Montmartre .

>814. d. .5 mars. Une pensée honorable leur valut néanmoins ladistinction d’être placés h la suite de la jeunegarde; mais qu’importe? l’essence du service n’é-tait plus libérale et civique. •

On voit donc quelle fut la décadence d’une ins-titution qui, dès les premiers jours de nos guerresde la liberté , s’était portée volontairement et touteentière à la défense du sol national ; qui s’étaitarmée et équipée à ses frais, qui n’avait réclamé ,ni solde , ni honneurs , ni récompenses.

Dès le Directoire , ou ne compta dans ses de'ta-cbemens que des hommes salariés ; sous le consulat,la gloire y retint encore une jeunesse belliqueuse;mais au temps de l’Empire, les conquêtes et les dé-sastres rejetèrent ses organisations dans les troublesdes anciennes levées : on ne marchait plus en per-sonne, on payait; les départemens étaient mis àcontribution; les villes restaient endettées, et lesfamilles s’éteignaient de désespoir.

C’est à mesure aussi que l’atmosphère d’un pou-voir, froid et égoïste, vint glacer les esprits, mor-