PREMIÈRE SECTION.
compter sur l’élan d’un même courage et se par-tager sans lutte, sans prétentions, toutes les chancesd’un service égal dans ses épreuves de périls et degloire.
L’infanterie de ligne française se composait, en1790, de soixante-dix-neuf régimens, dont dix-huitportaient des noms de la famille royale ou des prin-ces du sang ; les provinces en avaientquarante-huit ;des villes, quatre ; d’anciens pays , cinq ; la ma-rine, trois, et les maréchaux, un : c’était Turenne.
Une semblable diversité se faisait remarquer dansl’infanterie légère nationale, qui 11’avait alors quedouze bataillons.
Mais c’était, surtout, dans les troupes à cheval,qu’il y avait le plus d’opposition dans les forma-tions et d’étrangeté dans les manières de les dis-tinguer.
La cavalerie française, proprement dite, faisaitdix-neuf régimens, qui prenaient leurs noms deprinces, de villes et de lieux plus ou moins illustres,plus ou moins fameux et mémorables; la dignitédu trône avait consacré jusqu’à Royal cravates.
Alors, les hussards avaient rang après la grossecavalerie, et l’on en comptait six régimens : Ber-chiny, Chamborand, Esterhazy, Saxe, Colonel-général et Lauzun.La plupart étaient des immeublesde famille.
On retrouvait la même investiture oligarchique