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Tome troisième.
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CH AP. VI. -El'lF.CTirSMtiïUElSIJESOnGANISATIONS.

reporter avec cent quarante-six corps seulement,et cinq cent trente-deux bataillons, à près de sixcent mille hommes.

Jusque-là, le point d’élévation, le plus étonnantpour l’infanterie, fut donc l’oeuvre de la Conven-tion; et rien ne surprend dans cette remarque,avec la violence des temps et l’excitation d’un pa-triotisme en délire ; mais que sous le régime impé-rial, on retrouve les troupes régulières à pied, avecles mêmes complets, pour ainsi dire, avec une or-ganisation plus constante dans sa force , une har-monie plus inaltérable dans ses cadres , et cela, pard’autres voies, par d’autres moyens et d’autres pres-tiges ; il y a, pour l’imagination, un retour écla-tant et pénible à la fois, qui met en opposition,à vingt ans de distance, la gloire avec la terreur, etl’esprit des conquêtes avec l’amour de la patrie.

Du reste , on ne s’étonnera plus, après avoir cal-culé tous les chiffres du tableau de l’organisationde l’infanterie de ligne , à chaque période de gou-vernement; que, sous la royauté constitutionnelle,la France ait bravé les coalitions, l’émigration etles fureurs populaires ; que la Convention ait com-mandé aux événemens, élevé des républiques etrabaissé des monai’chies ; qu’aux jours du Direc-toire , il y ait eu des revers au-dehors et des agita- •tions intestines; qu’avec le Consulat, les armées aientrepris l’ascendant du courage et refoulé l’Allemagne