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Tome troisième.
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' DEUXIEME SIX) ION.

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comme légions franches el mixtes, comme batail-lons isolés ou compagnies accidentelles et fixes.

De 1789 au 27 septembre 1792, la monarchieconstitutionnelle, dans cét élan général qui fit de laFrance un vaste camp où la liberté et l’indépen-dance se placèrent pour être inexpugnables; la mo-narchie constitutionnelle, à sa dernière année, n’eutpas moins de quatre-vingt-dix-sept régimens, huitcent quatre-vingt-cinq bataillons, huit mille sixcent vingt-une compagnies et sept cent soixante-trois mille hommes.

L’augmentation fut donc prodigieuse; aussi, l’es-prit s’en étonne ; et pourtant, sous le règne de laConvention, on vit l’infanterie régulière dépasserencore ces proportions, pour arriver à deux centquarante demi-brigades, avec un complet de Huitcent vingt-neuf mille baïonnettes.

C’est à l’époque du Directoire , que cette arme etles corps de sa formation perdirent une attitudeaussi colossale, pour se réduire dans tous leurscadres et se fondre presque de moitié, avec l’impé-ritie du pouvoir et les désordres de ses conceptions.

En effet, si le consulat n’était pas venu arrêterle mouvement de destruction que subissait, commela garde nationale, l’institution la plus puissantedes troupes régulières; c’en était fait aussi d’uneorganisation qui devait, par de nouvelles inspira-tions, par l’influence d’un génie tout militaire, se