i5o
TUOlSIü.UE SECTION.
On désignait l’une par grosse cavalerie, et l’autrepar cavalerie légère.
Chacune de ces armes eut des corps et des for-mations qui changèrent souvent d’effectif, mais ri-valisèrent sans cesse de tenue , de force et de bonservice : le sabre, le pistolet ou la carabine croi-saient partout leurs coups et leurs feux, avec le bri-quet, le fusil ou le canon.
Une composition de cadres militaires, dont les 1hauts faits ont reporté sur chaque action et chaquecampagne, une gloire commune à toute l’armée,mérite aussi qu’on définisse ses organisations par-ticulières ; qu’on expose ses divisions intérieures,et qu’on signale ses accroissemens, ses formes,ses destinations.
Dans la grosse cavalerie, on rangeait les carabi-niers , les cavaliers proprement dits, et les cuiras-siers qui leur succédèrent.
On classait dans la cavalerie légère, les chas-seurs, les hussards et les lanciers.
Au commencement de la Révolution, les dra-gons étaient encore une arme mixte pour com-battre à pied et h cheval; long-temps après, ilsconservèrent cette double destination ; mais enfin,la campagne d’Autriche les plaça parmi la cava-lerie légère, pour en tenir la tête et servir pour-tant en ligne.
Depuis longues années, les troupes à cheval