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Tome troisième.
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TROISIEME SECTION »

CHAPITRE IY.

Des dragons.

Ce n’est point en tourmentant l’organisation descorps, qu’on parvient à leur donner cet aplomb,ce caractère qui en font des masses confiantes dansleur force, jalouses de leurs services et fières d’unbon esprit.

i^gi. R. ier janr. Dans un état militaire, il n’y a vraiment de fort,qu’une action long-temps la même et long-tempséprouvée; il n’y a de solide que les institutions en-racinées profondément : c’est là que l’amour-propreet l’estime, attachés à ce qu’on a vu, à ce qu’on afait sans interruption , le constituent en habitudes ,et le changent en perfections.

On oublia ce principe de raison pour les dragons ;ils subirent coup sur coup toutes les alternatives,de l’impéritie ou du désordre; aussi, ces régimenssi fameux, si brillans aux siècles derniers, devin-rent-ils, chaque année, depuis la Révolution, moinsprônés et moins redoutables.

y.-id.in«rrii. Il faudra voir comment, aux époques les pluscélèbres pour la cavalerie française, on tortura uneorganisation, riche d’une vieille gloire , forte d’uneconsidération prolongée, pour altérer ses cadres, dé-truire son esprit, compliquer ses armes et son service.