Cil Al'. V.
- DES CIlASSEUUS A CHEVAL. 167
d’armes n’avaient cessé de multiplier : la forceaussi de chaque compagnie fut portée à cent seizehommes; les escadrons à six ; et chaque régiment,à mille quatre cent dix chevaux.
De l’an III à l’anYII, l’organisation des chasseursne subit de modifications que par les désarmemensdu Directoire; jusque-là, tous s’étaient fait, à laguerre, une réputation d’intrépidité et d’adressepour éclairer, reconnaître et fouiller le terrain desopérations; pour épier les mouvemens de l’ennemi,surprendre les avant-postes, inquiéter ses convois,disperser ses fuyards, et charger à fond ses carrés.
A peine le premier consul avait-il le commande-ment , que les chasseurs à cheval reçurent une orga-nisation plus forte que jamais, et plus complète : leurservice, leurs goûts chevaleresques, leurs mœurs' aventureuses avaient séduit l’homme du pouvoir.
Sous l’empire, ils reçurent ces développemens ^.d.iqui les portèrent à six et huit escadrons de deuxmille chevaux.
Mais, quand l’armée se trouva, en i8i 4> sousParis ; il n’y arriva que les débris de quelques vieuxrégimens, échappés à cent combats ; ils méditaientencore, dans leur intrépidité, des surprises et des at-taques : et tout avaifchangé pour eux et pour l’armée!
Le grand quartier-général était morne, le si-lence régnait au camp; les chevaux seuls, étran-gers à la politique , hennissaient encore.