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Tome troisième.
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TROISIÈME SECTION.

An XII.

Arr. la vendéra5 oct- i8o3.

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peuple , des ruasses de guerriers belligérant auloin, pour sa défense ou ses récriminations, éta-blirent en principe qu’il serait formé, à chaque ar-mée en campagne, une compagnie de dragons,sous la dénomination de gardesde généraux en chef;le complet était de 6 officiers et de 160 bommes.

Un souvenir des beaux temps des Français enItalie et de l’appareil de Campo - Formio, avaitsans doute déterminé cette résolution; mais la pré-rogative 11’eut aussi qu’un temps ; et quand le com-mandement se trouva réuni sur une seule tête, elleréserva pour elle, avec jalousie, les honneurs d’unereprésentation imposante. Il n’y eut plus de gardesque pour les faisceaux, le sceptre et le diadème.

Si, dans l’an XII, une dernière création eut lieu,elle était moins militaire que prudente et indispen-sable.

Alors, on était sous les baraques des camps deBoulogne, de Dunkerque et d’Ostende ; une expé-dition maritime menaçait l’Angleterre : le premierconsul institua, pour lui-même, une compagnie deguides interprètes; il fallait, pour y être admis,traduire et parler la langue des insulaires, avoir ha-bité la Grande-Bretagne et en connaître à fondla topographie.

L’expédition de la Manche prit la route du Rhin ;les nouveaux guides apprirent l’allemand et se per-dirent dans les corps.

Il se fit, à la vérité, hors de France , quelques