Band 
Tome troisième.
Seite
199
JPEG-Download
 

CIJAl’. V. - COMPAGNIES DE DIVERSES CRÉATIONS. I<Jp

la patrie venait de créer pour les travaux du campde réserve.

Mais l’entrainement de la guerre et le désordredes événemens firent bientôt délaisser une forma-tion qui n’était pas en ligne : on voulait, avant tout,des soldats et des fusils; les ouvriers furent incor-porés; chaque arme d’artillerie se les partagea.

Il ne reparut de compagnies distinctes de celteespèce que sous le Comité de salut public; elles semultiplièrent dès-lors, et devinrent des corps régu-liers, plus utiles et plus militaires.

Le Directoire en conserva douze, qui furentaugmentées d’une escouade et portées à quatre-vingt-sept hommes; il leur donna, en outre,trente-deux brigades d’artistes en bois et en fer.

Mais ce fut sous les consuls et l’empire, que cette n .organisation prit une nouvelle importance, qu’elle ,8 ° 5

resta soumise à des cadres plus disciplinés, et quel’artillerie y trouva des hommes experts dans tousses travaux et des soldats aguerris, au milieu de sesparcs et de ses attirails.

Aussi, quand le génie de la guerre, en 180G, iSo<^ m. « juin,voulut instituer militairement toutes les professionsutiles aux arsenaux, il forma cinq compagnies d’ar-muriers , sur les mêmes modèles.

Quelle qu’ait été chacune des fractions de tr oupes i ^ n - ï*- ma,B

v 1 * Circul. i3 avril.

isolées de l’artillerie de ligne, toutesse distinguèrent,comme elle-même, à l’armée et dans les places fortes,