CINQUIÈME SECTION.
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vention, plus hardie et moins lente, l’ordonna d’unmot, et le vit exécuter d’un seul temps.
Tel était l’empire de cette Assemblée, quel’artillerie, déjà lière des plus beaux services, nefît aucune opposition à la séparation des mineurs ;et que les mineurs subirent leur changement, sansregretter autre chose qu’une part de gloire dont illeur faudrait faire désormais l’acquisition en propre,avec une nouvelle arme.
Ce fut en l’an II, aussi, que le corps du génie ob-tint d’être tout-à-fait constitué en troupes, en pre-nant également, sous son commandement et sa di-rection, les bataillons de sapeurs.
Bientôt, les services et les développemens de cettearme devinrent si nécessaires aux succès des cam-pagnes , qu’il fallut lui donner un train d’équipages,des compagnies d’ouvriers et des soldats de pro-fessions choisies.
Dès-lors, le génie se présenta, avec ses forma-tions de ligne, dans toutes les occasions célèbres deguerre, pour déblayer les brèches ou s’enfoncerdans les entrailles de la terre; il fut aussi intrépide,aussi prodigue de la vie que les autres armes, maissouvent plus jaloux de ses dangers et plus glorieuxde ses travaux.