CHAI*. IV. -FORMAT. AUXIL. ET TITRES DE SEUV. 31 J
lions de discipline, comme les compagnies de pio-niers et les bataillons de prisonniers de guerre.Quand il les employa, ce ne fut habituellement qu’àdes travaux d’intérieur, sans lustre, et sans autremérite qu’une fatigue payée par un modique salaire.
C’est donc aux deux corps de mineurs et de sa-peurs de la ligne qu’il faut s’arrêter pour se formerune idée des troupes qui ont concouru, dans leurespèce, aux succès les plus mémorables des grandesarmées que la France dispersa sur le sol de l’Europe .
La force ne fut point leur partage; leur petitnombre lit leur mérite, et leur réputation restedue, aussi, toute à leur art, toute à leur intrépidité.
Il n’est besoin de rapporter qu’une circonstancepour faire connaître la composition de ces armes,signaler leur genre de bravoure et caractériser leurillustration propre.
En Portugal , l’armée allait battre en retraite,il fallait forcer le pont d’Amarante, miné sous sesarches, barricadé dans son travers à trois distances,et défendu par dix mille hommes de troupes , ap-puyés de vingt mille insurgés : la rivière n’étaitpas guéable ; ses bords escarpés et rocailleux secouvraient de batteries redoutables, tout en feu àchaque approche.
Une division française se trouvait seule à triom-pher de tant d’obstacles, accumulés par l’art, lanature et le patriotisme.
Déjà, la valeur nationale hésitait devant la bar-