cnkv. v. — compagnies d'ouvriers des trains. a35
Lorsqu’on forma ces organisations spéciales,leur complet ne cessa d’être maintenu avec deshommes qu’un mérite ou des talens personnels fai-saient distinguer, et comme soldats intrépides, etcomme artistes industrieux.
Il ne faudra toujours, parmi les armes, quatta-cher de la considération et de l’honneur aux servicesles moins susceptibles d’éclat, pour les voir aussirivaliser de tenue, de courage et d’amour-propre.
Le Français qu’on dédaigne ou qu’on humilie ,s’abâtardit partout; mais aux drapeaux, il se ré-volte ou déserte.
C’est là qu’au contraire, s’il reçoit quelque bontémoignage , s’il se fait honneur de son état, on levoit s’élever dans ses pensées, se passionner dans
son emploi, servir avec dévouement et s’illustrer à
1 > •envi.
Qu’on n’attache donc aucune défaveur à une or-ganisation militaire, quelle quelle soit ; le principede toute distinction est l’utilité; le levier de toutepuissance, la considération. Le plus petit corps detroupes qui sent son prix, ne se perd point dansl’immensité d’une armée : c’est à ce concoursd’hommes relevés par l’estime, à ce mouvement desoldats, fiers de leur part d’action, que l’officierdoit sa confiance; le général, sa hardiesse ; la vic-toire , mille et mille hauts faits qui dépassent l’at-tente , se jouent de la science et confondent toutesles lactiques.