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Tome troisième.
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■DEUXIÈME SECTION.

1791. D. iG janr.

27O

Immédiatement après , on comptait la compa-gnie du lieutenant criminel de robe courte ; la com-pagnie del’ile de France , la compagnie des mon-naies, celles des chasses, des sceaux, du Clermon-tois, d’Artois, d’Avignon , et d’autres formationssemblables, toutes éparses, sans fixations, sansrapports; les unes près des gouvernemens et desprovinces; les autres près des bailliages et des séné-chaussées, près des enquêteurs, des échevins et desprud’hommes.

Toutes ces organisations à part, qui compre-naient cinq mille hommes et coûtaient huit millions,durent nécessairement, avec les idées nouvellesd’ordre et de protection publique, qui régissaientdéjà l’armée, se fondre aussi dans les cadres uni-formes de troupes soumises à un même comman-dement et à une même discipline, pour une mêmedestination.

Ce fut en 1790 que cessa le régime des pré-vôtés, des sièges et des banlieues; que la maré-chaussée prit le titre imposant de gendarmerie na-tionale , et qu’un décret chargea spécialement leministre de la guerre et les directoires de départe-mens de sa réformation générale; il n’y eut plus,de ce moment, qu’un seul et même corps, qu’unseul et même service, qu’un seul et même habit.

La gendarmerie se forma par divisions et brigadesà pied ou à cheval, selon les localités. Chaque divi-sion comprenait trois départemens, et chaque dé-