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Tome troisième.
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CINQUIEME SECTION.

1806.

D. I. ta mars.

Id. Cir. a5 avr.

i8>i. Id. j mai.

Les hommes qui s’étaient mutilés par calcul delâcheté, ou dont la disposition physique semblaitpeu propre au service , par ruses et combinaisonsvolontaires, reçurent, sans pitié, cette nouvelledestination ; au lieu des colonies et des fers, on lessoumit aux travaux des forts et des places deguerre, en présence et sous le régime même descompagnies nègres. Leur sort était devenu moinshomicide, mais leur avilissement plus honteux.

Chaque compagnie se formait de deux centshommes ; les officiers et sous-officiers devaient sor-tir de la ligne, et se prendre parmi les retraites etles réformes.

Ainsi, le pouvoir fut chercher, jusque parmi devieux services honorables , des moyens de répres-sion et des agens de surveillance tyrannique ; l’ar-mée dut supporter ces dégradations militaires.

Ce fut alors que le Gouvernement se fit un mé-rite de sa combinaison, et qü’il offrit les compagniesde pionniers comme des adoucissemens à ses ri-gueurs. En effet, les familles crurent à la clémence,puisque, malgré cette'situation humiliante, ellessavaient, au moins, leurs enfans sur le continent;qu’elles en recevaient encore quelquefois des nou-velles, et se confiaient, chaque jour, dans l’espoirdes amnisties, ou le retour de la paix.

Telle fut, à toutes les levées de recrutement,depuis 1806, la destination des hommes incapa-bles, par leur fait, de servir dans la ligne.