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Chaque département avait un point désigné pourleur réunion; la gendarmerie était chargée de leurescorte, et les geôliers, de leur étape et de leur gîte.
Cependant, on ne pourrait reprocher, au milieude toute la France , qua peu de contrées, des exem-ples aussi bas de résistance aux lois et d’éloigne-ment pour le sort des armes; le plus souvent encorece furent de vils agens d’intrigues pécuniaires, oudes ennemis secrets de la puissance nationale, quienseignèrent, à quelques êtres crédules et faibles,tous ces moyens honteux d’éluder les appels et demarcher avec honneur.
On verra, dans les opérations de la réquisitionet de la conscription militaire, combien peu de dé-parts, pour les pionniers, ont signale les époques,même les plus répétées , des consommationsd’hommes, sous le Consulat et l’Empire (1).
Mais, quoi que pût mériter la lâcheté, l’arméen’apprit qu’à regret, au milieu de ses triomphes,qu’une espèce de Français , avilis pourtant à sesyeux par les preuves d’une dégradation étudiée, 1se trouvait soumise a des rigueurs particulières :selon ses idées , leur peine seule devait être , loind’elle, le bruit de ses' hauts faits; leur supplice,l’éclat de sa gloire.
Cependant, après les compagnies d’hommes noirs,
(1) IV e partie, tome prochain.