1
CH AP. l". DEMI-BRIGADES ET HÉGIMENS. 353
A mesure que le danger de la patrie,les approches D , bde l’ennemi, ou les perles de mer firent appeler ,aux camps et aux frontières du continent, les dé-tachemens de corps habitués aux garnisons des es-cadres et des colonies ; l’infanterie , l’artillerie, leséquipages des vaisseaux et des flotilles, les ouvriersdes ports et des arsenaux se signalèrent aussi mu-tuellement, à travers l’Europe , par le stoïcisme desâmes , par l’habitude des grands périls, soit dansles places de guerre , soit dans les marches et lescombats du nord au midi.
Le premier appel des troupes de marine se fit, D.3; 9 m.r«.sous la Convention , pour défendre les côtes deBretagne et du Poitou. Leur organisation fut aussitoute nationale ; elles se formaient, pour l’infan-terie , de quatre régimens à deux bataillons : cha-que bataillon avait, comme ceux de terre, huit com-pagnies de fusiliers et une de grenadiers : le completdes compagnies était de quatre-vingts hommes don-nant , par bataillon , sept cent vingt ; et par régi-ment, avec l’état-major, quatorze cent quarante.
Au moment où les flottes étaient rentrées, oùles Anglais apparaissaient, de toute part, devantles grands ports et sur les côtes, le Comité dej>alutpublic fit appeler, dans l’armée , les grenadiers dela marine, qui présentèrent une force de six cent cin-quante baïonnettes : bientôt, avec l’état de siège etde blocus de toutes les places maritimes, il n’existaplus de différence entre la terre et la mer ; toute
3' PARTIE. 9,3