CIIA.P. 1 er . - DEMI -BRIGADES ET KÉGIMESS. 355
rine : il n’y avait plus de grenadiers ; mais leur es-prit et leur bravoure étaient passés aux compa-gnies d’élite d’artillerie.
Le Consulat, dès son installation, releva l’orga—irisation militaire de ces troupes; les mit en har-monie de force , de police et d’administrationavec la ligne : les sept demi-brigades, après avoirreçu un plus grand complet et fourni long-tempsaux consommations de la terre , reprirent, commel’armée, en l’an XI, le titre de régimens, et furent An 5 x n ! a u8„ , 3 5 . fl 'réduites à quatre, avec un effectif de quinze millehommes. Elles en avaient alors perdu en Egypte ,a Saint-Domingue, à la Guadeloupe et à la Marti-nique , pour le compte de la guerre, plus de dixmille.
Bientôt, l’Empire rattacha à la solde de terre toutela nouvelle organisation ; et ce fut aux batailles deLulzen, Wurtschen et Leipsick, que ces corps,admirés de la ligne, que ces troupes dont la vail-lance froide et réfléchie avait soutenu l’inexpé-rience des cohortes nationales dans leurs premierscombats, se virent sacrifier, par de grandes fautes,sans reculer ; et périrent sous le feu et la mitraille,sans se plaindre.
Si, dans les engagemens des escadres et desflottes, les régimens de marine signalèrent plussouvent leur courage par l’épreuve des revers etdes forces supérieures; ils n’eurent pas encore Journ , ® 6 3- ., octd’autres chances à terre!
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