SIXIÈME SECTION.
364
An II.
Arr. 18 pluviôse6 fév. 1794*
An XI.
Arr. 3o fructidor.i8o3. 17 sept.
1807. 3o nov.
1809* 3,?tC, 10,271'anv.
tagne et de la Normandie avaient fait la policedes côtes, en s’organisant tout militairement pourbattre, de leurs patrouilles , le jour'et la nuit, lesattérages de l’ouest ; les équipages des vaisseaux ,sous l’Empire, reçurent bien plus encore d’exten-sion et d’activité dans leur emploi comme troupesdisponibles, pour seconder tous les mouvemensdes armées, jusqu’aux extrémités du sol européen.(Pièce n° a5. )
Après avoir dirigé les opérations et les tentativesde descente en Angleterre ; après s’être exercés,avec les régimens de la ligne , pour leur appren-dre à manœuvrer les prames et les bateaux plats ;on vit les officiers de la marine et les marins detoute classe se mettre en route aussi à marches for-cées , pour atteindre le Rhin, passer le Danube , ets’enfoncer dans les déserts du nord.
Bientôt, la guerre d’Espagne fut la cause de nou-velles dispersions à la suite des armées d’expédi-tion; les équipages de haut r bord et de flotille paru-rent de Danlzick à Lisbonne , traversant les terres,le mousqueton sur l’épaule et le sabre recourbésuspendu à la ceinture : alors, toujours émules desvieilles troupes d’infanterie, ils les défièrent d’acti-vité, de discipline et de résignation au milieu desplus rudes fatigues 'de guerre.
C’est à la Corogne, au Ferol et sous Cadix , àBarcelonne et Taragone , que la marine militairese siguala, au milieu de l’armée, par des prodiges