CHAI'. III. — ÉQUIPAG. de haut bord etdeflotil. 3(î5
d’inventions, par des ressources de génie, chaquejour plus puissantes et plus heureuses.
S'il s’est trouvé, dans ces temps, des juges hono-rables, des appréciateurs constans des servicesauxiliaires de cette arme, ce sont les maréchaux deFrance qui ont combattu contre les Anglais, les Es-pagnols et les Portugais, du Cap-Ortegal au Cap-Fi-nistère, du golfe de Lyon au détroit de Gibraltar .
Mais, quand la marine préludait, par une orga-nisation rivale des troupes de terre, aux expédi-tions qu’elle-même devait, un jour, affronter surles mers, avec les escadres d’Anvers et de Brest ,une destinée commune la menaçait incessammentde dissolution et de licenciemens. A peine l’ennemi,campé dans la plaine Saint-Denis, eut-il imposéses lois orgueilleuses-à la France , surprise et cons-ternée , que les équipages de haut-bord et de flo-tille furent confondus dans les dislocations de laforce nationale.
Aucune tentative n’avait compromis les placeset les arsenaux des côtes, et pourtant la nouvellepuissance apparue consentit à dissoudre des orga-nisations qui lui offraient, avec un esprit militairesupérieur aux événemens, des hommes plus quejamais trempés par l’adversité, et qu’un cri d’in-dépendance était prêt à confondre encore, avecl’armée, pour l’honneur et le salut de la patrie.
C’était le moment de jeter, au milieu de ceséquipages et de ces dépôts maritimes, les débris