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PREMIÈRE SECTION.
son avènement; elle devint conséquemment, chaquejour, pins terrible et plus intraitable; elle accordades secours en argent à Lille et Thionville , mit enétat de guerre toute la Savoie conquise, envoya desreprésentans pour visiter les places du centre, cellesdu Rhin et du Nord , où nos armées triomphantesvenaient aussi de pénétrer; elle ne se laissa pointdésarmer par la victoire : et quand des revers su-bits vinrent changer ses desseins, ils ne firent qu’ac-croître incessamment son énergie et son déchaîne-ment contre toute perfidie ou toute lâcheté.
'™ô'«ïpî."’ ' Un cri d’effroi annonce, coup sur coup, h laFrance , que les Autrichiens ont pris Condé; que lesEspagnols sont maîtres deMont-Louis; queMayences’est rendu aux Prussiens, Valenciennes au duc deYork; que Landrecies et le QuesnOy subissent lemême sort. La Convention ne tient compte ni dutemps, ni des forces, ni de la résistance ; il faut quechacun arit fait plus que son devoir, et elle ordonnedes enquêtes solennelles, terribles, impitoyables,id. d. » octob. Dans ces entrefaites, la livraison inattendue deToulon aux Anglais , la reddition du fort Saint-Elme aux Espagnols , ajoutèrent toute la fumeur del’indignation à la frénésie révolutionnaire; auSsi cestrahisons infâmes justifièrent des mesures plus vio-lentes que jamais : elles furent dénoncées aux arméeset à la France , par des adresses et des décrets oùrespiraient l’horreur et la vengeance de pareils at-tentais. (Pièce n° 26.)
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