DEUXIEME SECTION.
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Les états-majors sont, dans le système de la forcepublique, des agens plus ou moins directs, plus oumoins simples ou compliqués dont l’enchaînementet le concours aident, soutiennent, dirigent toutesles parties d’une vaste institution, où, comme dansles usines de l’industrie, des files se tissent, deslames se croisent et des léviers se meuvent avecune même précision, pour le même but et par lesmêmes méthodes, quelles qu’en soient la nature,la forme ou la puissance.
A l’époque de la régénération de l’armée, onn’était pas à même d’observer des relations mutuellesaussi positives; les amours-propres et les naissances,les faveurs et les dédains, tenaient éloignés lesétats-majors et les troupes, les officiers et les soldats;plus oti avait d’action par son grade, moins on enexerçait par orgueil; plus on avait de commande-ment, moins on s’en servait par ennui ou par in-souciance : le temps et les vanités surchargeaientalors la grande machine de la force armée, de rangs,d’emplois, de litres et de prérogatives qui s’embar-rassaient à tout moment, se nuisaient à l’envi, etne servaient, à la fois, qu’à multiplier les mouve-mens, compliquer les efï'els et jeter le trouble, lesprétentions et le désordre, dans la discipline et lasubordination.
Il yjavait, en 1789, à la tête de l’état militaire enFrance , avec des attributions et des emplois fixesou. honoraires, un connétable, dix-huit maréchaux,