3y6 DEUXIÈME SECTION.
rapprocher des troupes, faire sentir leur présence ,et faciliter leurs moyens de surveillance ou de di-rection. M. de Boulliilliers fut chargé de ce travail;on y trouva des idées nouvelles de concentrationde forces et de facultés militaires jusqu’alors in-connues, et qui obtinrent les suffrages de tous leshommes tourmentés de l’honneur des armes fran-çaises.
i 79 o. d. 4 man. L’organisation proposée ne faisait plus mentiond’états-majors d’infanterie, de cavalerie légère etde dragons; de brigadiers, de mestres-de-camp,de prévôts et de maréchaux-des-logis : l’armée n’a-vait qu’un seul et même corps d’officiers pour toutesces destinations.Les lieutenans-généraux et les ma-réchaux-de-camp en faisaient partie, quelle que futleur arme ; et dorénavant, on leur donna, pour lesseconder, pour être à leurs ordres dans les marches,les exercices, les campemens et les batailles, desofficiers de grades secondaires, sous le titre collectifd’adjudans-généraux ou ordinaires, d’aides-de-campou d’adjoints.
De ce moment, il y eut, dans l’organisation gé-nérale de la force publique, des relations person-nelles et des devoirs immédiats, pour lesétats-majors;on leur assigna, par espèce, une part essentielle desurveillance, d’activité ou de commandement, audedans, au dehors, en paix et en guerre.
Les uns furent attachés aux divisions territoriales,aux places, forts et châteaux; les autres, à l’admi-