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Tome troisième.
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CIIAP. III. - SERVICE DES PLACES FOUTES. 4°?

assez encore; sous l’Empire, on re'tablit, pouréveiller la plus haute émulation, des charges degouverneurs et de commandans supérieurs de villes,à la nomination directe du chef de l’Etat ; on chan-gea les lettres de service ministérielles, en lettrespatentes du grand sceau.

Ainsi, les places de guerre, en 1811, se retrou- iB.i.D.i.^aécvèrent presque avec l’organisation d’Henri III et deLouis XIII ; et pour qu’on ne pût s’y tromper, lesdécrets impériaux citèrent, à leur appui, les or-donnances royales de Blois et de 1629.

L’armée, toujours en guerre et en marche, n’eutpas le loisir de remarquer ces rapprochemens ; d’ail-leurs on lui rendait encore justice : les grades et lesemplois des nouvelles réformations se partageaiententre d’anciens officiers et de vieux serviteurs, tousmutilés honorablement, et tous sortis de ses rangs.

Mais si, dès qu’on revient aux préférences et auxfaveurs, le pouvoir fait d’abord, par conscience, seschoix avec réserve; arrivent bientôt d’autres temps:les places créées ne sont plus les récompenses du mé-rite, ni les compensations exclusives de la bra-voure malheureuse.

Incessamment la lâcheté se rit des cicatrices, laprotection brave l’homme qui n’a qu’un bras, et l’in-trigue alerte se joue des jambes de bois.

Alors, une figure balafrée fait honte, on lecarte;un membre amputé , fait pitié ; on le réforme.