An XIII.fur. 3 vcntlém.»5 sept. i8o4*
4(ÎÜ QUATHIÈME SECTION.
boyaux de sape, des redoutes et des relranchemeusde toute espèce : les élèves allaient tour à tour à lasalle d'artifice; c’était aux officiers de l’artillerie etdu génie à faire exécuter, par les compagnies, tousles exercices et tous les objets de leur arme, sans lesecours d’aucun ouvrier étranger. On enseignaitaussi à chaque élève, à monter et démonter son fusil;à pouvoir, lui-même, y faire de légères réparations;à dérouiller les armes ; à aiguiser les baïonnettes ,les sabres et les haches.
Quoique cette variété d’exercice semblât suffi-sante pour employer tout le temps de la journée,il y avait encore, classe de géographie et classe d’his-toire , une fois par jour; la première année, onlisait la vie de tous les grands capitaines et les mé-moires des campagnes les plus renommées ; la se-conde, on expliquait le terrain, on décrivait lesopérations des principales batailles.
L’instruction générale avait encore des exercicesséparés par semaine; une fois pour le tir du fusil,des pistolets et de la carabine rayée; trois fois, pourdessiner, dresser des cartes, tracer et lever tousles systèmes de fortifications, se servir des grapho-mètres et de la planchette ; trois fois aussi pour lesmathématiques, le calcul de l’usage habituel, la géo-métrie, l’arpentage et le toisé des distances.
C’était aux professeurs de belles-lettres à donneraux élèves, parmi toutes ces connaissances, l’habi-tude d’une diction claire, l’aptitude à faire des rap-