QUATTIIÈME SECTION.
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Quand les premières levées de Gardes nationaleseurent amené aux camps tous les corps à pied età cheval, que l’enthousiasme de la liberté et l’in-dépendance de la Patrie avaient mis sous les armes,dans chaque départemeut, chaque ville et chaquecommune, sans distinction d’âge, ni d’éducation ,ni de moyens ; les instrumens militaires n’avaienteu aussi, dans le temps , par zèle et inspiration ,que des hommes ou des enfans sans habitude deleurs exercices et de leurs chants de guerre : maisalors le courage ne connaissait, pour les tambours,qu’une batterie : la charge; pour les trompettes,qu’un son : à cheval.
Ce n’était donc ni du talent, ni de l’usage qu’ilfallait pour ce service ; tout le monde pouvaitdonner le signal du combat ; tout le monde, yprendre part, et s’y signaler.
En effet, rien de si facile, en 1792 et 1795, qued’exciter tant de courages avides de dangers et degloire ; mais l’armée devait s’organiser pour tousles temps, s’assurer tous ses moyens d’ordre, depolice et d’exercices ; les tambours et trompettesdevenaient des instrumens nécessaires au comman-dement; ils transmettaient ses volontés, commu-niquaient ses desseins et soutenaient sa voix, aumilieu du fracas des armes.
Ce fut alors qu’on attacha, avec raison , de l’im-