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reurs, amèneront les mêmes subversions et lesmêmes renversemens.
Cependant, il est des hommes qui ont traversétoutes nos phases politiques, qui se sont trouvésprésens à nos grandes scènes de puissance et degloire, et n’en pourront jamais apprécier ni le ca-ractère ni l’influence : c’est pour eux de la forceperdue, de la grandeur évanouie; ils sont trop mé-fians, pour imiter ; ou trop las, pour reproduire.
Une autre espèce se montre, aujourd’hui, tout-à-fait étrangère à ces temps, à ces institutions quiont enfanté des idées, des moyens et des effets siprodigieux; ceux-là végètent, languissent et trem-blent, où naguères tout respirait l’ardeur , la vail-lance et la vie.
C’est ainsi que, sortis des profondeurs del’Afrique,des êtres informes, images dégradées de la struc-ture humaine, après avoir vu de loin d’illustresvoyageurs se créer des habitations, se faire desarmes, tirer le feu de la pierre ou du bois, employertous les élémens à leur sûreté, à leur repos et leurexistence, ne savent, au départ des caravanes, quepousser des cris et se disputer leurs restes sanstrouver rien à apprendre, rien à refaire, rien àconserver : on sait aussi qu’au moindre bruit, à lapremière alerte de retour, ils fuyent pêle-mêle; etque s’ils reparaissent de nouveau, après le pas-sage , ce n’est encore ni plus tranquilles, ni plusbraves, ni plus savans.