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Tome troisième.
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494 CINQUIÈME SECTION.

vœux, et disposèrent de toutes les forces et detoutes les armes.

Un génie malfaisant avait cru, par ses insinua-tions perfides , par ses lâches désertions, affaibliret ruiner la Révolution ; il promettait, par la re-traite des grands , par l’émigration de la noblesseet la fuite des troupes étrangères, des dislocations,des désappointemens prochains, tous les désordresd’une confusion politique, toutes les vengeancesd’un prompt retour, enfin toute la pompe d’ungrand triomphe; et cependant, ce fut à ces menées,à ces fautes, à ces menaces que l’Europe vit l’état mi-litaire de France sedévelopper incessamment pardesprodiges, s ? électriser coup sur coup par le patrio-tisme , et défier à la fois les troupes étrangères,l’émigration , les grands, les rois et les trônes.

Dès que les coalitions eurent jeté, parmi tantd’élémens en fermentation, les premières étincellesde la guerre, ce fut un embrasement plus subitencore, et qui devint général ; le feu sacré de laPatrie pénétra jusqu’aux âmes les plus timides ,pour en faire des soiçljjUs et des héros.

Alors, la monarchie se trouva commander àune force militaire si prodigieuse , qu’aucun sou-verain n’en avait eu de pareille à ses ordres , dansles plus beaux jours des règnes passés.

Il exista , sous les armes, en 1792 :