CHAPITRE r.
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pour se préparer à soutenir convenablement lalutte que l’on savait bien être dans le cas dese renouveler un jour. Au reste, l’empereurAlexandre, fidèle à sa parole, se proposait d’ob-server exactement tous les engagements que l’al-liance qu’il venait de contracter lui imposait,tant que Napoléon lui-même ne violerait pasouvertement les conditions du traité.
L’empereur des Français , assuré de ne plustrouver d’opposition de la part de la Russie àl’exécution de ses desseins , tourna ses vues versl’abaissement de l’Angleterre. La position géo-graphique des îles britanniques les mettant àl’abri de ses coups, il n’imagina pas d’autre moyende leur faire sentir le poids de sa puissance,que de ruiner entièrement leur commerce. Lesystème continental qu’il avait inventé, devaitfermer, aux marchandises anglaises, tous lesports du continent. L’adhésion à ce systèmedevint une des premières conditions de l’alliancede Napoléon , et tout pays qui refusait de l’adop-ter, dans toute sa rigueur, était, par là même,considéré comme ennemi de la France .
Pendant que Napoléon cherchait à mettretous les peuples en état de guerre avec l’An-gleterre , le gouvernement britannique frappacontre le Danemarck un de ces coups qu’une