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Tome premier.
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CAMP AG SI DE l8t2.

armées françaises , dans le cœur de la péninsule,mettait pour ainsi dire à la discrétion du cabinetdes Tuileries. Le prince de la Paix, sentant troptard l’énormité de la faute qu’il avait commise,n’osa réclamer ni contre l’inexécution du traité deFontainebleau, ni contre l’occupation des placesde Pampelune , de Saint-Sébastien, de Figuièreset de Barcelone, où les Français introduisirentleurs garnisons sans y avoir été autorisés par lacour de Madrid .

Encouragé par le coupable silence du ministreespagnol, l’empereur Napoléon fit marcher surMadrid la seconde armée française , qui, d’aprèsles termes du traité de Fontainebleau, n’auraitdû pénétrer en Espagne que dans le cas où lapremière armée serait menacée d’une attaque dela part des Anglais . Le prince de la Paix, dont lapusillanimité ordinaire avait été augmentée parles démêlés survenus entre lui et le prince desAsturies, engagea le roi à suivre l’exemple de lacour de Lisbonne, en se retirant au Mexique .Cette résolution ayant transpiré parmi le peu-ple, y répandit la consternation, et amena lesévénements d’Aranjuez, où Charles IV , poursauver son favori des mains d’une multitude fu-rieuse, se vit obligé d’abdiquer en faveur de sonfils Ferdinand VIL