CHAPITRE I.
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(jette révolution, qui dérangeait les plans del’empereur des Français , ne put cependant l’en-gager à y renoncer. Il ne fit qu’adopter d’autresmesures. Des suggestions perfides attirèrent lafamille royale d’Espagne à Bayonne, où Napo-léon se rendit aussi de sa personne. Ferdinand VII se vit obligé de restituer la couronne à son père,qui la rétrocéda à l’empereur des Français . Cedernier la conféra à son frère Joseph, qui futremplacé sur le trône de Naples par le grand-duc de Berg.
Cependant tout présageait déjà que le nou-veau roi d’Espagne ne resterait pas tranquillepossesseur de son royaume. Napoléon avait prisde bonnes mesures pour s’établir militairementdans la péninsule , et pour disséminer les faiblesarmées que l’Espagne avait encore sur pied; maisil n’avait pas prévu l’opposition énergique qu’ilrencontrerait dans une nation saintement atta-chée à son indépendance. A la nouvelle desviolences exercées à Bayonne, toute l’Espagne courut spontanément aux armes. Un corps fran-çais, qui avait pénétré en Andalousie , cerné pardes forces supérieures, se vit obligé de mettrebas les armes, et l’armée française qui occupaitMadrid , hors d’état de se soutenir dans la capi-tale, l’évacua et se replia jusque derrière l’Ebre .