CHAPITRE T.
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un congrès réuni à Iassy ayant échoué, la guerresur le Danube recommença avec plus de vigueurqu’auparavant.
L’empereur Napoléon , tranquillisé sur les af-faires d’Allemagne , fit passer de puissants renfortsà ses armées d’Espagne , et se rendit lui-mêmedans la péninsule pour diriger les opérations.Dans une campagne brillante , et qui semblaitdécisive, il dispersa les armées espagnoles, ré-occupa Madrid , et obligea une armée anglaise,qui s’était avancée jusqu’àToro, à se rembarquerà la Corogne. Ces succès faisaient prévoir la con-quête prochaine de toute la péninsule ; maisl’activité que l’Autriche continuait à mettre dansses armements, obligea l’empereur des Français à quitter l’Espagne pour retourner en toute hâteà Paris .
Les sacrifices que le traité de Presbourg avaitarrachés à l’Autriche étaient trop grands pourque le cabinet de Vienne pût se résigner à lessupporter avec patience. Mais la désorganisationde ses armées, suite inévitable des revers mul-tipliés qu’elles avaient essuyés , l’avait empêchéjusque-là de se livrer à la réalisation des projetsqu’il nourrissait en secret. Nous avons vu qu’iln’avait pas saisi l’occasion que la guerre de laFrance avec la Russie lui avait présentée. Il jugea
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